mercredi 17 juin 2009

Faut il fermer l'Hopital Robert Debré ?

Le journal Le Monde daté du Mercredi 17 juin publie en page 24 un article " Ecoles en bord de "périph" : attention à l'asphyxie" où sont soulignés les risques importants pour les enfants et les enseignants, de la pollution majeure de l'air des établissements scolaires situés en bord du Boulevard périphérique parisien . "Il faut arrêter de bâtir des écoles à proximité des grands axes routiers, estime Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). En cas de trafic dense, dans les écoles situées en bordure d'autoroutes ou de quatre-voies, les enfants - comme les enseignants - sont exposés à des taux très élevés de particules fines, de COV et de dioxyde d'azote."

L'Hôpital Robert Debré est doublement à risque car il est coincé entre 2 axes majeurs de circulation (le périphérique et le boulevard des Maréchaux) de plus, il est situé au sommet d'une cote qui oblige les véhicules à un nette augmentation de régime.

On imagine facilement les risques, les "pertes de chance" occasionnés par de telles nuisances pour des enfants fragiles et vulnérables...

mercredi 15 avril 2009

ARS, le Joker !

La création prochaine des agences régionales de santé (ARS) devrait bouleverser complètement le paysage sanitaire.

Selon toute vraisemblance, l'ARS Ile de France gérera directement l'APHP (seconde révolution...)

L'offre de soins et notamment celle concernant la pédiatrie sera pensée et réalisée au niveau régional.

Les critères actuels définissant  la restructuration des besoins pédiatriques de l’APHP, essayent d’articuler et de rendre cohérents plusieurs axes : besoins des disciplines médicales (formation des médecins…) activités de recherche, proximité de la population, déficit budgétaire des 3 hôpitaux …. Ceux de l’ARS seront sûrement différents, car elle souhaitera probablement affiner, mieux répartir globalement l’offre de soins pédiatrique.

Sachons saisir et anticiper ces opportunités

Les besoins des hôpitaux non universitaires du 93 et du 94 nous fournissent (entre autres) de magnifiques occasions de développer, de créer  des coopérations, des complémentarités.

Finalement grâce à ce changement de cadre, Trousseau « la belle endormie » pourrait se révéler  un établissement moteur et dynamique qui aurait su anticiper avant les autres,  un authentique projet régional pédiatrique

dimanche 12 avril 2009

I had a dream…un hôpital sans frontières (intérieures)

Un hôpital sans cloisons intérieures avec une majorité de lits polyvalents (les lits de médecine, de chirurgie….) adaptables modulables en permanence aux flux des patients.

Oubliées les guerres picrocholines. Finis les conflits, les blocages liés au territoire.

Un hôpital pionnier montré en exemple pour avoir osé le premier une révolution culturelle sans précédent.

Un hôpital d’avant-garde qui donnerait envie d’investir…

samedi 11 avril 2009

Debaptiser le blog ?

J'ai reçu plusieurs réactions trouvant  l'intitulé du blog trop négatif...
D'autre noms sont possibles.  Avez vous des propositions  ?

Trousseau mauvais élève ?

Qui connait Saphora ?
Ne cherchez pas un nouveau parfum, Saphora est le nom de l'enquête annuelle réalisée chaque année par l'APHP pour:
  • mesurer l'aspect qualitatif de ses prestations
  • produire des indicateurs de satisfaction des patients remplissant les standards de validité et de fiabilité
  • comparer des structures entre elles (hôpitaux, disciplines…) 
  • suivre l’évolution des performances dans le temps.


La méthodologie est particulièrement rigoureuse:
  • 100 à 150 patients sont tirés au sort
  • la passation du questionnaire se fait  10 jours suivant la sortie
  • Un enquêteur professionnel interroge les patients par téléphone à leur domicile et relance les patients en cas d'insuucès du premier contact
Les résultats 2005 montrent que l'hopital Trousseau est seul parmi les établissement APHP  sur une période de 3 ans a cumulé des résultats supérieurs à la moyenne de l'APHP sur l'ensemble des 3 groupes d'indicateur: "qualité de soins," "confort", "organisation de la sortie"
Pour accéder au document complet Conferences ASP 2006





mercredi 8 avril 2009

Un blog pour sauver Trousseau ?

La crise est là, majeure, en quelques mois, toutes nos certitudes vacillent; les fondements , les principes, les habitudes qui nous ont formaté disparaissent chaque jour. les causes sont connues: le telescopage des couts abyssaux de la santé, des caisses vides de l'Etat, de la nouvelle gouvernance, du paiement à l'activité, de la loi HPST et de la crise mondiale...

"Démantèlement, fermeture, dépeçage, vente à la découpe,asphyxie lente, saintvincentdepaulisaton, arrêt des investissements, déficit record... " Chaque jour des nouvelles alarmistes , des rumeurs circulent dans l'établissement contribuant à la demotivation générale; les réunions de crise se succèdent sans vraiment rassurer les acteurs. Un plan ambitieux de restructuration présenté aux responsables de service le 24 mars a accéléré le processus. La bataille entre "perdants" et "gagnants" a commencé.
L'exaspération, le découragement se lit quotidiennement dans les comportements de beaucoup.
Ce blog se veut un outil de débat en dehors des contraintes institutionneles habituelles (hospitalières, universitaires, hierarchiques...)un lieu d'échanges démocratiques et transparent permettant à l'ensemble de notre communauté hospitalière et bien au delà, de faire circuler des propositions innovantes ( et pourquoi pas iconoclastes...) de corriger les rumeurs, de débattre (avec courtoisie...), de diffuser nos difficultés ,de susciter des liens, des coopérations nouvelles. Bref de nous faire bouger et d'éviter le culte du statut quo...

mardi 7 avril 2009

La méthode Robert Debre est elle reproductible ?

La grande réforme de 1958 (créant les CHU) voulue et dirigée par le Pr Robert Debré est un bon exemple de mesure radicale et profonde. L'ouvrage de Haroun Jamous (Sociologie de la décision. La réforme des études médicles et des structures hospitalières Editions du CNRS 1969; postface du Pr Robert Debré) retrace bien les étapes de cette "révolution" qui a boulversé les structures hospitalières. On y voit une réforme accouchée "au forceps" avec une opposition farouche d'une majorité de médecins. La phrase de Clemenceau « La guerre est une chose trop sérieuse pour la laisser faire par des militaires » pourrait peut être s'appliquer à la santé et aux médecins...