jeudi 30 août 2018

jeudi 4 février 2010

samedi 23 janvier 2010

Bourde , bévue...

Comment ne pas utiliser ces mots pour qualifier la décision du CE de l’APHP de casser un des 3 hôpitaux universitaires pédiatriques parisiens.
Pas besoin d’être un grand expert politique pour comprendre qu’un tel « choix » est une bombe avant les élections régionales
Pas besoin d’être un expert en santé publique pour en appréhender les conséquences:
- L’offre de soin pédiatrique de l’est francilien complètement désorganisée ; des pans entiers devront être reconstruits ;
- la formation des futurs médecins, des futurs pédiatres en Ile de France sera elle aussi profondément touchée
- l’échec programmé d’une hyper maternité de niveau 3, d’une réanimation, d’un service de néonatologie coupés d’un environnement chirurgical et médical. Le même constat est valable pour un service des urgences et de pédiatrie générale obligés de transférer quotidiennement leurs patients vers les centres spécialisés
Les besoins réels de restructuration et d’économie de l’APHP justifient ils la programmation d’un tel désastre ?
Les bienfaits de la crise…
Ces menaces ont eu le mérite de faire évoluer très rapidement les mentalités : la communauté médicale a ainsi pu produire un projet particulièrement innovant qui casse les logiques féodales classiques des CHU » L’organisation médicale structurée autour de plateaux partagés « non territorialisés » permettant une mutualisation des ressources. Les activités de consultation et d’hôpital de jour sont regroupées, avec la mise en place d’un « call center ». Nous avons ainsi pu nous extraire des logiques de patrimoine qui constituent les principaux freins à une organisation souple et réactive. Un véritable bouleversement des mentalités a pu ainsi se réaliser.
A notre connaissance aucun autre projet pédiatrique parisien n’a une telle cohérence en terme de prospective medico économique et ne présente de tels atouts d’innovation.
Ce projet mérite d’être largement diffusé pour que les enjeux puissent être discutés comparés..
Battre le fer quand il est chaud…
Les décideurs politiques commencent à saisir les conséquences de l’annonce d’un tel choix ; de multiples réunions au plus haut niveau de l’état attestent du souci que nous avons généré. Des assurances orales semblent avoir été données pour que l’APHP revoie sa copie…Mais les promesses électorales n’engagent que ceux qui y croient…
Tous ces indicateurs nous montrent qu’il faut dans les 2 mois obtenir un engagement clair et public. Pour cela nous devons largement communiquer sur le nouveau Trousseau et son projet novateur. Pour s’en donner les moyens, il parait particulièrement opportun de :
+ Créer un Collectif pour un Nouveau Trousseau (CNT)
+ Organiser une conférence de presse dans les 15 jours
+ Organiser un gala de soutien dans les 45 jours pouvant associer :
- La présentation du projet Trousseau
- Des prestations d’artistes
- Les candidats aux régionales qui ne manqueront de manifester leur soutien…
- Des associations de patient

mercredi 17 juin 2009

Faut il fermer l'Hopital Robert Debré ?

Le journal Le Monde daté du Mercredi 17 juin publie en page 24 un article " Ecoles en bord de "périph" : attention à l'asphyxie" où sont soulignés les risques importants pour les enfants et les enseignants, de la pollution majeure de l'air des établissements scolaires situés en bord du Boulevard périphérique parisien . "Il faut arrêter de bâtir des écoles à proximité des grands axes routiers, estime Isabella Annesi-Maesano, directrice de recherche à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). En cas de trafic dense, dans les écoles situées en bordure d'autoroutes ou de quatre-voies, les enfants - comme les enseignants - sont exposés à des taux très élevés de particules fines, de COV et de dioxyde d'azote."

L'Hôpital Robert Debré est doublement à risque car il est coincé entre 2 axes majeurs de circulation (le périphérique et le boulevard des Maréchaux) de plus, il est situé au sommet d'une cote qui oblige les véhicules à un nette augmentation de régime.

On imagine facilement les risques, les "pertes de chance" occasionnés par de telles nuisances pour des enfants fragiles et vulnérables...

mercredi 15 avril 2009

ARS, le Joker !

La création prochaine des agences régionales de santé (ARS) devrait bouleverser complètement le paysage sanitaire.

Selon toute vraisemblance, l'ARS Ile de France gérera directement l'APHP (seconde révolution...)

L'offre de soins et notamment celle concernant la pédiatrie sera pensée et réalisée au niveau régional.

Les critères actuels définissant  la restructuration des besoins pédiatriques de l’APHP, essayent d’articuler et de rendre cohérents plusieurs axes : besoins des disciplines médicales (formation des médecins…) activités de recherche, proximité de la population, déficit budgétaire des 3 hôpitaux …. Ceux de l’ARS seront sûrement différents, car elle souhaitera probablement affiner, mieux répartir globalement l’offre de soins pédiatrique.

Sachons saisir et anticiper ces opportunités

Les besoins des hôpitaux non universitaires du 93 et du 94 nous fournissent (entre autres) de magnifiques occasions de développer, de créer  des coopérations, des complémentarités.

Finalement grâce à ce changement de cadre, Trousseau « la belle endormie » pourrait se révéler  un établissement moteur et dynamique qui aurait su anticiper avant les autres,  un authentique projet régional pédiatrique

dimanche 12 avril 2009

I had a dream…un hôpital sans frontières (intérieures)

Un hôpital sans cloisons intérieures avec une majorité de lits polyvalents (les lits de médecine, de chirurgie….) adaptables modulables en permanence aux flux des patients.

Oubliées les guerres picrocholines. Finis les conflits, les blocages liés au territoire.

Un hôpital pionnier montré en exemple pour avoir osé le premier une révolution culturelle sans précédent.

Un hôpital d’avant-garde qui donnerait envie d’investir…

samedi 11 avril 2009

Debaptiser le blog ?

J'ai reçu plusieurs réactions trouvant  l'intitulé du blog trop négatif...
D'autre noms sont possibles.  Avez vous des propositions  ?

Trousseau mauvais élève ?

Qui connait Saphora ?
Ne cherchez pas un nouveau parfum, Saphora est le nom de l'enquête annuelle réalisée chaque année par l'APHP pour:
  • mesurer l'aspect qualitatif de ses prestations
  • produire des indicateurs de satisfaction des patients remplissant les standards de validité et de fiabilité
  • comparer des structures entre elles (hôpitaux, disciplines…) 
  • suivre l’évolution des performances dans le temps.


La méthodologie est particulièrement rigoureuse:
  • 100 à 150 patients sont tirés au sort
  • la passation du questionnaire se fait  10 jours suivant la sortie
  • Un enquêteur professionnel interroge les patients par téléphone à leur domicile et relance les patients en cas d'insuucès du premier contact
Les résultats 2005 montrent que l'hopital Trousseau est seul parmi les établissement APHP  sur une période de 3 ans a cumulé des résultats supérieurs à la moyenne de l'APHP sur l'ensemble des 3 groupes d'indicateur: "qualité de soins," "confort", "organisation de la sortie"
Pour accéder au document complet Conferences ASP 2006





mercredi 8 avril 2009

Un blog pour sauver Trousseau ?

La crise est là, majeure, en quelques mois, toutes nos certitudes vacillent; les fondements , les principes, les habitudes qui nous ont formaté disparaissent chaque jour. les causes sont connues: le telescopage des couts abyssaux de la santé, des caisses vides de l'Etat, de la nouvelle gouvernance, du paiement à l'activité, de la loi HPST et de la crise mondiale...

"Démantèlement, fermeture, dépeçage, vente à la découpe,asphyxie lente, saintvincentdepaulisaton, arrêt des investissements, déficit record... " Chaque jour des nouvelles alarmistes , des rumeurs circulent dans l'établissement contribuant à la demotivation générale; les réunions de crise se succèdent sans vraiment rassurer les acteurs. Un plan ambitieux de restructuration présenté aux responsables de service le 24 mars a accéléré le processus. La bataille entre "perdants" et "gagnants" a commencé.
L'exaspération, le découragement se lit quotidiennement dans les comportements de beaucoup.
Ce blog se veut un outil de débat en dehors des contraintes institutionneles habituelles (hospitalières, universitaires, hierarchiques...)un lieu d'échanges démocratiques et transparent permettant à l'ensemble de notre communauté hospitalière et bien au delà, de faire circuler des propositions innovantes ( et pourquoi pas iconoclastes...) de corriger les rumeurs, de débattre (avec courtoisie...), de diffuser nos difficultés ,de susciter des liens, des coopérations nouvelles. Bref de nous faire bouger et d'éviter le culte du statut quo...